Québec.ca
Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
Une collaboration de ministères et organismes partenaires sous la coordination de l'Institut de la statistique du Québec

Méthodologie(s)


  • Proportion des mères/pères d’enfants de 0 à 5 ans qui se situent à un niveau faible de soutien social
    • Notes méthodologiques

      Concepts et définitions

      Indice de soutien social perçu par les parents

      Il est obtenu à l’aide de cinq questions tirées de la version française de l’Échelle de provisions sociales (Cutrona, 1984). Ces questions concernent plus particulièrement la sous-échelle « Aide tangible et matérielle » et sont les suivantes :

      1) Si quelque chose allait mal, personne ne m’aiderait.
      2) J’ai quelqu’un en qui j’ai confiance et vers qui je pourrais me tourner pour avoir des conseils si j’avais des problèmes.
      3) Je n’ai personne avec qui je me sens à l’aise pour parler de mes problèmes.
      4) Je ne me sens proche d’aucune personne.
      5) Il y a des gens sur qui je peux compter en cas d’urgence.

      Chaque question comporte quatre choix de réponse auxquels des scores sont attribués : « Fortement d’accord » (score de 4), « Plutôt d’accord » (score de 3), « Plutôt en désaccord » (score de 2), « Fortement en désaccord » (score de 1). L’indice de soutien social perçu par les parents est construit au moyen de la somme des scores obtenus aux cinq questions qui varie de 5 à 20.

      Proportion des mères/pères d’enfants de 0 à 5 ans qui se situent à un niveau faible de soutien social

      Ces indicateurs proviennent de l’enquête La violence familiale dans la vie des enfants du Québec. Ils sont obtenus à l’aide de l’indice de soutien social, créé au moyen de cinq éléments mesurant l’aide tangible et matérielle telle que perçue par les parents.

      Le niveau de soutien social des mères est considéré comme faible si le score total obtenu est égal ou supérieur à la valeur du 80e percentile de la distribution des scores totaux de l’échantillon des mères pour l’ensemble des enfants visés par l’enquête (seuil de 8 en 2004). Étant donné que le seuil de 8 retenu n’est pas un seuil clinique validé en tant que tel, il a été décidé de le garder, même si cet indicateur porte seulement sur les mères d’enfants âgés de 0 à 5 ans.

      Pour procéder à des comparaisons entre les pères et les mères en ce qui concerne leur niveau de soutien social, il faudrait garder le même seuil (point de coupure), comme c’est le cas dans le rapport de l’enquête de 2004. On a donc décidé d’appliquer aux pères d’enfants de 0 à 5 ans le seuil obtenu pour les mères d’enfants du même âge.

      Étant donné que les enfants âgés de 6 mois ou moins sont exclus de la population visée dans l’édition 2012 de l’enquête, des vérifications ont été effectuées et les résultats des comparaisons pour ces indicateurs sur le soutien social ne sont pas affectés par le changement de couverture.

      Pour plus de détails sur la construction de l’indice de soutien social, consulter la documentation technique de l’enquête La violence familiale dans la vie des enfants du Québec de 2012 (ISQ, 2013). À noter que dans le rapport de l’enquête de 2004 (Clément et autres, 2005) et de 2012 (Clément et autres, 2013), cet indice est utilisé comme variable de croisement. Par ailleurs, ces indicateurs ne sont pas disponibles dans l’édition 1999 de l’enquête.

      Populations visées par l’enquête
      Édition 1999

      La population des mères visée concerne les femmes (mère ou belle-mère de l’enfant, nouvelle conjointe du père, tutrice, etc.) vivant avec au moins un enfant de 0 à 17 ans dans un ménage privé au Québec en 1999 et ne résidant pas dans une réserve indienne ou dans les territoires cri et inuit. Ces mères doivent habiter au moins 50 % du temps avec l’enfant sélectionné.

      Édition 2004

      La population des mères visée concerne les femmes (mère ou belle-mère de l’enfant, nouvelle conjointe du père, tutrice, etc.) vivant avec au moins un enfant de 0 à 17 ans dans un ménage privé au Québec en 2004 et ne résidant pas dans une réserve indienne ou dans les territoires cri et inuit. Ces mères doivent habiter au moins 50 % du temps avec l’enfant sélectionné.

      La population des pères visée concerne les hommes (père ou beau-père de l’enfant, nouveau conjoint de la mère, tuteur, etc.) vivant avec au moins un enfant de 0 à 17 ans dans un ménage privé au Québec en 2004 et ne résidant pas dans une réserve indienne ou dans les territoires cri et inuit. Ces pères doivent habiter au moins 50 % du temps avec l’enfant sélectionné.

      Édition 2012

      La population des mères visée concerne les femmes (mère biologique, belle-mère, conjointe du père, tutrice, etc.) vivant avec au moins un enfant de 6 mois à 17 ans dans un ménage privé au Québec en 2012 et ne résidant pas dans une réserve indienne ou dans les territoires cri et inuit. Ces mères doivent habiter au moins 40 % du temps avec l’enfant sélectionné.

      La population des pères visée se définit de la même manière que celle des mères; elle concerne donc les hommes (père ou beau-père de l’enfant, nouveau conjoint de la mère, tuteur, etc.) vivant avec au moins un enfant de 6 mois à 17 ans dans un ménage privé au Québec en 2012 et ne résidant pas dans une réserve indienne ou dans les territoires cri et inuit. Ces pères doivent habiter au moins 40 % du temps avec l’enfant sélectionné.

      Limite(s)

      Étant donné qu’un niveau de soutien social faible est défini en fonction de la distribution des scores (quintile supérieur) plutôt que d’un seuil fixé à l’avance tel un seuil clinique validé, les proportions obtenues ne doivent pas être considérées comme des estimations de la prévalence d’un faible niveau de soutien social chez les mères/pères au Québec. Par ailleurs, ces proportions peuvent servir à la comparaison entre les mères et les pères ou encore entre deux éditions de l’enquête.

      Référence(s)

      CUTRONA, C. E. (1984). “Social support and stress in the transition to parenthood”, Journal of Abnormal Psychology, vol. 93, no 4, p. 378-390.
      INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (2013).

      La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2012. Les attitudes parentales et les pratiques familiales. Cahier technique : Livre de codes et définition des indices (Fichier maître), [En ligne], Québec, L’Institut, 406 p. [http://www.stat.gouv.qc.ca/enquetes/sante/violence-familiale2012-cahier-technique.pdf]

      Autre(s) publication(s)

      CLÉMENT, M.-È., F. BERNÈCHE, C. CHAMBERLAND et C. FONTAINE (2013).

      La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2012. Les attitudes parentales et les pratiques familiales, [En ligne], Québec, Institut de la statistique du Québec, 146 p. [http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/sante/environnement-social/violence-familles/violence-familiale.html].

      CLÉMENT, M.-È., C. CHAMBERLAND, L. CÔTÉ, D. DUBEAU et B. BEAUVAIS (2005).

      La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2004, [En ligne], Québec, Institut de la statistique du Québec, 162 p. [http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/sante/environnement-social/violence-familles/violence-familiale-2004.html].

Haut de page